Wednesday, February 16, 2011

John Piper on the love of God as inseparable from doctrine

This quote brings tears of joy and sadness to my eyes at the same time:

"Wherever the passion for Christ, the treasuring of Christ, the affectional embrace of Christ is missing, doctrine becomes intellectualistic, and the counter-error is debunking doctrine as though it's not important.

Wherever that passion, that joy is missing [...], behaviour becomes legalistic, and the counter-error is antinomianism because nobody wants to be legalistic, and therefore, getting our hearts passionate for Christ, getting churches emotionally engaged with the infinite value of Christ is hugely significant in the world, and when it's put in its proper place as a means of glorifying God [...], then doctrine has the magnificent function of [being] roots feeding into that joy, and therefore everybody loves it because it’s producing something beautiful, and out of that joy is overflowing the fruit of love and sacrificial, laying down your life, giving yourself away for other people.

And therefore, doctrine is really important, [or to use other words], right views of the glory of Christ make all the difference in the world, in the church.

And it’s a sad thing in our day, that doctrine – having a God with contours, edges – this is what he is, this is what he’s not – he’s not […] a fog, the Cross is not a fog, neither is the way He saves people, there are contours, an in and an out, a right and a wrong, a good, a bad, an ugly, a beautiful – it is tragic, that that is trashed today. Really tragic. And not because of any intellectual ego trip that anybody’s on… But because of joy being ruined! Because of love being destroyed!

[…]

“But far be it from me to boast except in the cross of our Lord Jesus Christ, by which the world has been crucified to me, and I to the world.” (Galatians 6:14)"

(From the Reformission conference 2004)

Monday, February 14, 2011

Chasing after the sun

So it's taken a lot of time, prayer and meditation, walks, runs and train rides, but here's my new song. Expression is soooo hard when you want to use the right words while being theologically correct, literarily aesthetic, metrically functional and sonorous... But I'm pleased with it, like a baby that took several months to come out. And one day it'll be recorded.
In the meantime, here are the lyrics. You may try to find the several themes interwoven, I'd love your comments.

Chasing after the Sun

Initial concept sometime around 2007
writing from mid 2010 to February 2011

I stare into a counterfeit light from early in the morning ‘til late at night
False love, false relationships, false self-sufficiency.
And I get the nagging feeling, stirring from my passive screening
That it’s killing my emotions and my creativity.

Then I step outside, it burns my eyes but heals
In the true light I encounter what’s real…


Well, would you give me a break!?

Because you’re making me feel like a teenager again, something I hate,
With every glance you throw at me, the ground beneath me shakes


An arrow streaks across the sky

And you pierce me with your eyes
You shut me up, I’m so afraid,
Can I back up what I’d want to say?
Taking the lead in a dance for two,
And learning to lay my life down for you...

Well I thought my insecurities would end along with puberty
But years later they come on stronger all the more…
I catch a whiff of evening jasmine on my run, but I keep on chasing after the sun
Its final rays reach to my shore, pierce through my core, leave me wanting more…

Various brushstrokes of grey paint my 6a.m. sky
Smoke blurring all the lines as winds make battleships collide
Was I not better off, in a world that’s spurious
Sheltered and safe from an inconsistent reality?

Because it’s making me feel, so impotent again
Face to what I can’t ignore
A world that’s dead and motionless which I won’t even mourn...

But something streaks across the sky…

And the city comes to life
Eyelids cracking open on the buildings of granite,
The trees yawning and stretching their arms as they wake,
And morning whispers sliding down the mountains, onto the lake.

It’s lit a spark within my heart, the thought of which just satiates
And colours in the grey and dark as the distant fire coruscates…


I can see it happen almost like a pattern
But even in the know I'm overcome
Though it may be dominated by strata
You show me to whom this firmament belongs
When the clouds scatter…

But my puzzle’s still undone,
Guess I’ll keep on chasing after the sun,
Over the hill and down the moor…

Tuesday, February 01, 2011

Geneva coming to life

Just to post a piece of a song I've been writing for the last few months in occasional moments of inspiration...

30/10/2010 (7 a.m., Pont du Mont-Blanc, Genève) -01/02/2011

Something streaks across the sky, and the city comes to life
Eyelids cracking open on the buildings of granite
The trees yawning and stretching their arms as the wake
And morning whispers sliding down the mountain, onto the lake.



Voilà. Short and simple, hope it'll be part of a great song. Comment if you like it! ;)




© Joseph A. Natali 2010-2011

Tuesday, December 14, 2010

Des hommes et des films... et des autres choses

Je peux finalement prendre une pause après plus de trois mois de rédaction pour… rédiger quelque chose de différent que mon mémoire. Première version finie, je ne peux toujours pas célébrer car je ne connais pas encore les réactions de mon directeur de mémoire, qui a été extrêmement patient et courtois avec moi. Si ce n’est que pour une chose, ce mémoire m’a forcé à écrire en français plus que je n’ai jamais écrit de ma vie, donc je pense que l’impact sur mon style ne peut être que positif. Mais ça m’a aussi obligé à réfléchir sur certaines questions que je n’aurai pas nécessairement considéré autrement, de traductologie, rhétorique et théologie (mon mémoire est sur la traduction de théologie, avec un regard sur la rhétorique… pour ceux que cela intéresse).

Trois mois sans écrire autre chose qu’un document signifie que je me suis retenu d’écrire plein de choses, dont aujourd’hui je peine à me souvenir, c’est frustrant. Y’a des chansons, des réflexions, des critiques de film… Ben voilà, je veux parler de deux films en particulier.

Récemment on dirait que la question de la foi est en train de resurgir dans les médias généralement (finalement). L’esprit de l’homme ne peut pas rester trop longtemps soumis aux contraintes d’une vision du monde matérialiste, nous posons-nous la question pourquoi ? Hmm, mécanisme évolutionnaire, sûrement.

Le problème c’est qu’il y a trop d’enjeux pour la vie d’un homme quand il adresse la question de la métaphysique, sans parler de Dieu. Historiques, intellectuels, mais surtout personnels. On garde tant de ces questions dans le monde imaginaire du mythe, que les amener dans la sphère du rationnel est extrêmement difficile pour plusieurs. Je crois que ma génération est dans une des pires positions pour parler de ce sujet, mais peut-être meilleure que la génération moderne post-guerre, ancrée dans son rationalisme religieux. Le problème c’est que ces gens là ont été nos profs de littérature, de philosophie, de science… de plus dans le monde francophone, sous un système absolument voué à la suprématie de l’illuminisme comme le summum de l’illumination, justement, humaine.

Donc nous avons été élevés dans une mentalité rebelle à la croyance, mais nous ne savons plus pourquoi, pour certains d’entre nous. Ce n’est pas la frustration naturelle des jeunes italiens avec l’église catholique, qui ne leur offre pas plus que des règles qui aujourd’hui ne semblent qu’obsolètes, mais un principe de base qui nous empêche de penser que Dieu doive avoir la position principale dans nos vies. C’est l’humanisme moderne. Fondé sur l’empirique de l’histoire, il relègue la question de la foi à un domaine secondaire, traditionnaliste et personnel. Le problème, c’est que de cette manière, la soif qui n’est pas étanchée de ceux qui ne font pas partie de cette élite intellectuelle, c’est-à-dire la majeure partie d’entre nous, va trouver des autres sources de satisfaction. Mais bon, je disais qu’on allait parler de films.

Récemment j’ai vu deux films diamétralement opposés dans leur approche et leur message. La chose qui m’a surpris était le fait qu’ils étaient tous les deux décorés du festival de Cannes. L’un, faisait partie de la sélection officielle hors compétition du festival 2009, l’autre a obtenu le Grand prix du Jury 2010.

Je me suis retenu d’écrire un post sur « Agora » jusqu’à quand j’ai vu « Des hommes et des dieux ». Ceci parce que je ne savais pas quoi faire d’autre que de me plaindre et de dire que c’était une tonne de conneries, motivé par ma frustration tout au long du film. Pour ma défense face à ceux qui tenteraient de dénigrer mon opinion sur ce film, je l’ai tout regardé, même si vers la fin, c’était en accéléré. J’ai réellement détesté ce film sur plusieurs plans : celui historique, celui philosophique et théologique, ainsi que celui cinématographique, étant fan des trois. Une fois que « Des hommes et des dieux » est sorti, je me suis dit que j’avais un point de comparaison. Il est évident que ce film détruirait n’importe quel autre si l’on se mettait à faire des comparaisons, il est d’un niveau tellement autre que le cinéma populaire actuel, c’est même surprenant qu’il ait eu tant de publicité !

Une autre raison pour laquelle j’ai hésité à parler d’Agora est que je ne désirais pas faire de la publicité pour un film qui ne fait que masser les esprits auto-satisfaits des ceux qui considèrent toute forme de croyance tout simplement un sujet de moquerie. Ce film reflète la mentalité majoritaire dans l’élite intellectuelle française, qui se sent libre de commenter sur la théologie et la croyance d’un point de vue complètement biaisé et parfois tellement ignorant, tout en brandissant le drapeau de l’objectivité.

Donc, tout d’abord, j’ai été frustré par ce film sur le plan historique. Mon oncle Fergus a un jour dit : « je ne suis pas fan de ces films où l’on réécrit l’histoire » ; il parlait de « The Patriot », que même si j’étais jeune à l’époque, j'ai dû éteindre après cinq minutes, parce que je voyais entièrement ce qu’il disait. Amenàbar, censé être un réalisateur respecté, n’a fait que ça dans ce film. Il s’est basé sur des spéculations historiques et en a fait un film qui se veut une vraie histoire. C’est l’histoire d’une philosophe égyptienne vers la fin du IVème siècle, Hypatie, qui aurait apparemment fait de grandes découvertes sur le mouvement des planètes un millénaire avant des individus comme Copernic. Le problème, c’est que le christianisme est devenu la religion dominante et cherche à dominer le pouvoir dans tout l’Empire romain. En Alexandrie, c’est le méchant Cyril, l’évêque assoiffé de pouvoir qui réussit à tourner les masses stupides contre la grandeur de la philosophie grecque, incarnée par Hypatie. Typiquement le film préféré de certains : les religieux sont des cons, les hommes sont des cons, la religion est l’opium du peuple, les puissants en profitent ; la perfection absolue est représentée par une femme agnostique.

Le problème avec ça, c’est que l’histoire d’Hypatie n’est pas aussi claire que ça. Je n’en connais pas assez pour commenter ; il paraît qu’elle ait vraiment existé, et l’histoire montre que Cyril est au gars au moins pas entièrement digne de confiance, mais le film est juste rempli d’anachronismes épouvantables et d’ajouts au plaisir du réalisateur. Il crée une police civile de moines, pratiquement les brigades noires du fascisme italien, qui se baladent en noir avec des sacs plein de cailloux et s’amusent à lapider les infidèles. Leurs commentaires ne font aucun sens théologiquement, ce sont des lourdeaux et pratiquement, le réalisateur leur a donné l’allure des talibans afghans, choisissant même des acteurs avec des teints plus sombres que les autres et des barbes noires (ce qui me paraît également un soupçon de racisme, puisqu'il joue sur les réactions discriminatoires des blancs). Hypatie est typiquement agnostique, comme si cela existait à l’époque. Les commentaires de certains personnages semblent exactement ce que des gens d’aujourd’hui diraient vis-à-vis de Jésus. Les personnages sont des caricatures absolues. Un critique a bien appelé ce film une allégorie. Moi, je l’appelle un scandale. Je sais que l’histoire de l’église est pleine d’injustice et d’abus, j’en sais assez sur ça, et cette époque était le tournant pour l’église, où elle a commencé à se perdre dans des jeux de pouvoir, mais ce que le réalisateur a complètement zappé, c’est le fait que les chrétiens avaient souffert deux-cent ans de persécution avant cela, leur attitude était absolument non-violente pour la plupart. La seule personne qui ait dit quelque chose de sensé dans tout le film est le personnage Orestes, qui dit a un moment : « [Cyril] utilise les Écritures pour son propre intérêt ». Mais j’ai aussi adoré quand le seul chrétien qui semblait gentil jusqu’à ce point tout d’un coup retourne sa veste avec la finesse d’un Inquisiteur du Moyen-Âge.

En gros, c’est de l’histoire orientée, présentée d’un point de vue biaisé avec un message clair : la religion est la cause de toute violence dans le monde, le christianisme est le diable, il faut plutôt décider de ne croire en rien.

Je l’ai également trouvé extrêmement frustrant d’un point de vue du scénario, vraiment mal écrit, les acteurs étaient tous tellement beaux et « emo », avec des coupes super-beau-gosse, les expériences scientifiques d’Hypatie sont vraiment banales, même un enfant saurait que la science ne peut être écrite ainsi. La réplique la plus hilarante a été quand Cyril, questionné par le gouverneur au sujet de la lapidation de certains juifs par les parabolani (la gestapo que j’ai mentionné ci-dessus) inventés par le scénariste, répond : « ils n’étaient pas en train de respecter leur Sabbat. C’est pour cela que les pierres les ont touchés. » … ça me rappelle l’inventivité de Berlusconi quand il répond à certaines accusations. Ce qui est génial, c’est que cette réponse satisfait tout le monde ! « Okay, if you say so… ! I’ll be out back throwing rocks at people and seeing who was predestined to get randomly stoned by God today! » Juste, wow quoi. Et pourtant, il avait bien commencé, ça m’attriste rien que d’y penser.

C’est pour ça, et aussi parce que personne n’arrive à lire un blog trop long de ces jours, que je passe à « Des hommes et des dieux ». Je ne veux pas trop en parler, parce que vous devez aller le voir. Je veux tout simplement en tirer des comparaisons claires. C’est l’histoire vraie d’un groupe de moines français en Algérie dans les années ’90 qui ont dû prendre le choix de rester ou partir en plein dans la période de terrorisme horrible qu’à vécu l’Algérie à ce moment-là. Bien sûr, ici il y a l’apport des témoins oculaires, on parle de films historiques de bien différentes époques. Mais simplement, les comparaisons que je veux apporter sont les suivantes : l’histoire est documentée, point barre. Dans l’autre film elle est fabriquée. Le problème avec cela, c’est qu’aujourd’hui, tout le monde apprend l’histoire, comme ils apprennent tout, par les films. La communication orientée est donc un danger énorme de notre époque et surtout des jeunes qui viennent après nous, puisque nous n’aurons bientôt plus les filtres pour accepter et rejeter correctement ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas.

Deuxièmement, le commentaire religieux est fait de l’intérieur, pas de l’extérieur. Le problème avec « Agora », c’est que ce n’est pas ainsi que les gens pensent, parlent ; ils ne montrent même pas de vie spirituelle alors qu’ils sont censés baser leur vie dessus. Ce n’est simplement pas réaliste. « Des hommes et des dieux » nous offre par contre un regard sur l’intérieur de la vie spirituelle intime de moines, qu’on n’aurait probablement pas moyen de connaître autrement que par ce film, sauf en allant rencontrer des moines trappistes nous-mêmes. Les acteurs ont fait un travail incroyable dans l’identification avec ces hommes et leur foi. De même, la religion alternative, l’islam, n’est pas présentée d’une manière qui en fait un antagoniste, il y a un respect pour l’autre.

Finalement, le scénario est phénoménal, les acteurs sont incroyables, les prises de caméra sont spectaculaires, au contraire d’ « Agora », qui m’a semblé être filmé constamment en image de synthèse (même si le problème est peut-être celui de l’écran sur lequel je l’ai visionné).

À la fin du film « Agora », j’avais envie de pleurer, parce qu’il y a tant de mensonges et tant de haine. Je peux comprendre que beaucoup qui lisent ceci me diront que je suis positionné par rapport à cette question, mais je veux que tout le monde ait les faits sur le christianisme, et non les constructions d’un système qui les favorise et pour lequel un film comme celui-ci n’est rien de différent. De plus, je vous dirais, vous l’êtes aussi.

À la fin de « Des hommes et des dieux », j’ai pleuré, mais parce que ce film est réellement beau. J’ai mes réservations vis-à-vis de la vie monastique et bien sûr du catholicisme, mais j'ai été touché profondément.

L’effet de confronter ces deux films est similaire à quelque chose d’autre qui m’est arrivé récemment. Suite à avoir élargi ma culture sur le monde japonais, l’histoire, la langue etc. j’ai revu « le Dernier Samouraï » un de mes films préférés. Le scénario est excellent et il est spectaculaire sur le plan esthétique. Le problème c’est que j’avais vu quelques semaines auparavant un film japonais de 1968 appelé « Kill » (en fait il s’appelle « Kiru » en japonais, ce qui signifie « couper »), où le mythe du samouraï est complètement démonté. Cela m’a ôté beaucoup du goût pour le film avec Tom Cruise, même s’il reste une bonne fable, extrêmement bien filmé. Une telle comparaison chamboule nos perspectives.

Voilà, je vous laisse avec ces pensées, allez voir ces films et faites-moi savoir ce que vous en pensez.

Saturday, September 18, 2010

The gospel for a twenty-six year-old underachiever

This morning, on my birthday… I felt like crap. It’s not the getting older which is the problem, but all the implications attached to that. The twenty-six year-old I am is not the twenty-six year-old I’d like to be. I’ve no career, am struggling to finish my master’s, have no wife, no children, no money, I still don’t perform my own music live; my dreams to become a great pastor are constantly being frustrated, I’m not well-thought of by some people in my own family, in my own church, even within my groups of friends; I still struggle with the same sins I did ten years ago; I’m still proud and arrogant, but filled with insecurities… I’m a certified underachiever. Plus, I had a headache.

Now, as I meditated on how rubbish I am, and spiralled into my own self-pity, I realised I wasn’t doing myself any favours, but I struggled to look up and seek guidance, also because of pride. As I prepared breakfast, my old housemate who is again staying with us for some time came up and we started talking. As we shared coffee and our personal struggles, I gradually realised once again… I am loved beyond my wildest dreams, by a God who knows all my weaknesses, all my filth, and yet is willing to constantly pour his love on me. What have I done to merit this?

Nothing.

That’s the gospel. Not even despite, but BECAUSE of my failure, my sin, my weakness, Jesus chose to save me. He chose to get involved with my muck and wipe the tears from my eyes. That’s grace… And I’m relying on it, for everything.

My joy is found not in my achievements, but in his achievements for me. As we meditated on our situations as well as on various complicated doctrines, we realised this is what we needed:

O LORD, my heart is not lifted up;

my eyes are not raised too high;

I do not occupy myself with things

too great and too marvellous for me.

But I have calmed and quieted my soul,

like a weaned child with its mother;

like a weaned child is my soul within me.

O Israel, hope in the LORD

from this time forth and forevermore.

(Psalm 131 ESV)

… Closeness with our great father. So I must preach the gospel to myself again, because I need it more than ever.